Une option « put » correspond au droit (pas une obligation) de vendre un actif sous-jacent (action, indice, devise, matière première…) à un prix déterminé, pendant une période donnée. En contrepartie de ce droit, le vendeur potentiel verse une prime (le prix de l’option) à l’acheteur.
Les options « put » sont notamment utilisées par les investisseurs souhaitant se couvrir contre une perte de valorisation des actifs qu’ils ont en portefeuille ou bien spéculant sur la baisse d’un sous-jacent.
Mécanisme des options « put »
Les options font partie des produits dérivés. Ils reproduisent à la hausse ou à la baisse les variations d’un sous-jacent (par exemple, une action).
Aussi utilisés pour spéculer, ces produits ont d’abord été conçus pour permettre aux investisseurs de se protéger contre plusieurs types de risques : évolution du prix des matières premières, des taux de change, etc.
Au sein de la famille des produits dérivés, les options donnent le droit et non l’obligation d’acheter (« call ») ou de vendre (« put ») la quantité fixée d’un sous-jacent, à une échéance donnée. Comme suit :
- Dans le cadre d’un « put », un investisseur A promet à un investisseur personne B de lui acheter tout ou partie de ses actions, à un prix fixé initialement, si B décide d’exercer cette option de vente.
- En contrepartie de cet engagement, B verse à A une prime dont le montant, contrairement à celui du prix de l’actif, peut varier pendant la durée de vie de l’option. Cette prime est définitivement acquise même si B décide de ne pas exercer son option. C’est en quelque sorte le prix de la sécurité.
- Pendant la vie de l’option, B peut décider d’exercer son put, c’est-à-dire de faire valoir son droit de vente. La contrepartie (A) sera alors dans l’obligation d’acheter les actifs sous-jacents au prix fixé préalablement.
Intérêt stratégique d’une option « put »
L’acheteur d’un put anticipe une baisse du sous-jacent. Il exercera son option de vente si le cours du sous-jacent évolue ainsi et qu’il tombe sous le prix d’exercice. Quel que soit le cas de figure, son risque est limité à la prime.
Le vendeur du put anticipe une stagnation voire une légère hausse du cours du sous-jacent. Pendant la vie de l’option, si la contrepartie exerce son option, il sera obligé d’acheter le sous-jacent, même si les conditions de marché ne lui sont pas favorables. Son risque est illimité.
Exemple : je possède 50 actions X d’une valeur de 10 € chacune. Je crains que la valeur de ces titres baisse, mais je n’en suis pas sûr. Que faire ? Acheter un « put ». Il me donne le droit de vendre ces 50 actions à 10 € à une échéance fixée. Pour rétribuer le droit de vendre à ce prix, je verse une prime de X € à la contrepartie.
De là, plusieurs cas de figure sont possibles :
- Le cours de mes actions tombe à 8 €. J’ai la possibilité d’exercer mon option et de vendre mes titres au prix (strike) fixé initialement, c’est-à-dire 10 €. Je suis donc protégé contre une baisse (en l’occurrence : 500 - 400 = 100 €).
- Hypothèse inverse, le cours de mes 50 actions ne baisse pas mais s’apprécie de 2 € par titre. Je n’ai aucun intérêt à vendre mes titres à 10 € alors qu’ils en cotent 12 €. Je vais donc renoncer à exercer mon droit de vente. Ma perte se résume à celle de la prime.
En résumé :
- si j’achète une option de vente (put), c’est parce que j’anticipe la baisse du sous-jacent ;
- si je vends une option de vente (put), c’est parce que je prévois une hausse ou une stabilisation du cours du sous-jacent.
Fluctuation de la valeur de l’option « put »
Le prix d’une option « put » dépend de plusieurs paramètres :
- Le prix de l’actif sous-jacent (valeur intrinsèque) : si le prix de l’actif progresse, la valeur du « put » en perd. En revanche, si la valeur du sous-jacent diminue, celle du « put » augmente.
- L’échéance (valeur temps) : plus elle est lointaine et plus la prime est chère, car tous les scénarios (hausse ou baisse) sont ouverts sur une longe durée. L’incertitude est forte.
- Le prix d’exercice :le prix d’exercice est celui auquel le détenteur de l’option peut acheter ou vendre le sous-jacent. Dans le cas d’un « put », une option dont le prix d’exercice est élevé est plus chère que celle avec un prix d’exercice faible.
- La volatilité du sous-jacent : plus elle est forte, plus la prime est chère.
- Les dividendes : son versement fait baisser le cours du sous-jacent : la valeur du « put » augmente.
« Put » : principaux types d’options
On distingue 2 grands types d’options.
- Les options de style américain permettent à l’acheteur d’exercer son droit à tout moment jusqu’à l’échéance. En pratique, l’acheteur peut assigner le vendeur quand il le souhaite.
- Les options de style européen ne peuvent être activées qu’à la date d’échéance. Elles sont plus simples à gérer puisque des paramètres compliquant parfois la donne – par exemple, le détachement de dividendes si le sous-jacent est une action – n’interfèrent pas.
Les options cotées à Paris peuvent être de style américain ou de style européen.
Les quotités, c’est-à-dire la quantité minimale de titres sur lequel porte un contrat d’options, sont de 100 pour les options de style américain et de 10 pour les options de type européen.
Pour aller plus loin :
- Voici une règle élémentaire en bourse : les titres doivent être achetés quand le cours est bas et vendus quand le cours est haut. Pour savoir quel est le bon moment pour vendre ou acheter en Bourse, consultez notre article !
- Les matières premières sont des titres qui s’échangent en Bourse. Nos explications sur le marché des matières premières.
- Pour connaître les risques de change avant d’investir, lisez notre page dédiée.