Taux de change

Sommaire

Le taux de change désigne le rapport des monnaies entre elles et permet de déterminer la valeur d'une devise.

Les différents taux de change sont cotés sur le marché des changes (Forex) où ils évoluent constamment en fonction de l’offre et de la demande.

Le taux de change influe sur la compétitivité des pays en matière d'exportation.

Taux de change : définition et modalités

Le taux de change fixe la valeur d'une monnaie nationale ou devise par rapport à celle d'un autre pays.

Exemple : pour les habitants de l’Eurozone, il représente la quantité de roubles que l'on peut acquérir en contrepartie de 100 euros.

Le taux de change est exprimé sous la forme d'un coefficient multiplicateur.

Exemple : 1 EUR = 0,7854 GBP (livre sterling).

Attention : le prix d’achat et de vente d’une monnaie n’est pas le même.

Le Taux de Vente représente celui auquel une devise locale est vendue contre une devise étrangère. Ainsi, un particulier partant en Chine changera des euros contre des yuans au « taux de vente ».

Le Taux d’Achat est celui auquel une devise étrangère est changée contre une monnaie locale. Ainsi, si un particulier rentre du Canada et veut changer les dollars (CAD) qu’il lui reste contre des euros, il le fera au « taux d’achat ».

Bon à savoir : pour un particulier, le taux de change (à l’achat ou à la vente) est alourdi par les frais de commission du fournisseur à qui il s’adresse. Ces frais sont particulièrement lourds dans les aéroports.

Différents types de taux de change

Sur le marché des changes, la plupart des monnaies sont désignées par une abréviation en trois lettres : les deux premières lettres indiquent le nom du pays et la troisième fait référence au nom de la devise.

À noter : ces abréviations sont parfois déroutantes. Ainsi, si USD ne pose pas de problème, CHF désigne… le franc suisse ; JPY, le yen ; ILS, le shekel, etc.

Le taux de change peut être fixe ou variable.

Taux de change fixe

Il est dit fixe (ou constant) lorsqu’un pays le fixe artificiellement, comme c’est par exemple le cas entre le yuan chinois (CNY) et le dollar US.

Lorsque ce taux est jugé « irréaliste », il engendre un marché noir et un cours clandestin, plus « réaliste ».

Bon à savoir : tôt ou tard, l’État ou la banque centrale à l’origine du taux fixe est contraint de dévaluer ou de réévaluer sa monnaie afin de freiner la spéculation.

Taux de change flottant

Il est flottant (ou variable) si les valeurs relatives des monnaies résultent du jeu de l’offre et de la demande sur le marché mondial interbancaire des monnaies (Forex). C’est là que s’échangent les devises « convertibles ».

Sur le Forex, où 90 % des transactions sont réalisées par les investisseurs institutionnels (banques, etc.), les cotations évoluent en permanence, notamment en fonction des fondamentaux économiques des différents pays, de l’inflation et du niveau des taux d’intérêt.

À noter : sur le Forex, les investisseurs (cambistes) qui gagnent leur vie en spéculant sur les écarts de cours entre les devises distinguent le taux « spot »  pour des achats immédiats et les taux pour les opérations à échéance future (à terme).

Taux de change : influence économique

Les taux de change exercent une lourde influence sur le commerce extérieur d’un pays. Une devise faible signifie que les produits nationaux exportés à l’étranger, dans un pays dont la devise est forte, seront bon marché.

À l’inverse, un pays dont la monnaie s’apprécie par rapport à celle des pays où il exporte des biens et des services aura plus de mal à les vendre, car ils seront moins compétitifs.

Bon à savoir : faute de production nationale (pétrole, etc.), une hausse de la monnaie dans laquelle les importations sont facturées (par exemple, USD pour le pétrole) peut générer de l’inflation importée dans le pays dont le taux de change est bas.

Si une banque centrale fait artificiellement ployer sa monnaie sous son cours d’équilibre, on parle de « dévaluation compétitive ».

Exemple : la banque centrale de Chine est régulièrement accusée de dumping monétaire par les États-Unis qui l’accusent de peser sur le cours du yuan pour relancer sa croissance.

De leur côté, les États-Unis ont laissé filer le taux de change du billet vert qui s'est effondré en 2009, afin d’importer un peu d’inflation et d’alléger le fardeau de leur dette publique.

Enfin, en baissant ses taux et en rachetant des dettes publiques et des actifs financiers, la BCE fait plier l’euro afin de relancer le commerce extérieur du Vieux continent.

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