Lorsqu’un investisseur anticipe une baisse des cours, on dit alors qu’il a une position courte ou « short » (vendeuse).
À l’inverse, une position longue (« long ») acheteuse est prise lorsqu’un investisseur anticipe une hausse des cours.
Qu’il s’agisse de vente de titres, de devises ou de contrats futurs, il est possible de gagner de l’argent sur les marchés financiers en adoptant une position courte.
Principe de la position courte
Lorsqu’un investisseur se positionne sur les marchés financiers, il fait un pari sur le cours futur d’un actif : actions, obligations, devises, contrat d’options, etc.
Deux options sont possibles :
- si l’investisseur anticipe une hausse, il joue la durée et met en portefeuille des titres en attendant qu’ils se valorisent. On dit qu’il a une position longue ;
- si l’investisseur fait le pari inverse, c’est-à-dire que le marché et ses titres vont perdre de la valeur, on dit qu’il prend une position courte.
Paradoxalement, il est possible de gagner de l’argent à la baisse comme à la hausse sur les différents marchés financiers.
Position courte sur le marché actions
Sur le marché actions, une position courte consiste à être vendeur. Cette position peut donner lieu :
- à un débouclage immédiat de position avec la vente des titres au comptant ; ou
- à une action différée grâce à une vente à découvert.
La vente à découvert consiste à emprunter un titre, à encaisser sa vente immédiatement, puis à la racheter plus tard, à moindre prix, afin d’empocher la différence.
Exemple : une valeur X est cotée 8 € à la Bourse de Paris à la fin du mois de décembre 2016. Vous pensez que cette valeur va chuter à 6 € et décidez de prendre une position courte pour la jouer à la baisse. Deux mois plus tard, vous constatez que votre scénario s’est réalisé et vous décidez de prendre vos bénéfices. Il vous suffit alors d’acheter cette action et de solder votre position à découvert. Vous aurez donc encaissé : 8 € - 6 € = 2 € par action.
C’est le Service à règlement différé (SRD) qui rend possible la vente à découvert (position courte). Avec lui, un investisseur peut vendre des actions qu’il ne détient pas, puis les racheter moins cher (si son anticipation est exacte) afin de dégager une plus-value.
Il n’est pas possible de prendre des positions courtes à découvert sur tous les titres. Pour être admis au SRD, les sociétés doivent représenter une capitalisation boursière de 1 milliard d’euros (long) ou un volume d’échanges minimum de 100 000 €/jour (long seulement).
Les marchés dérivés et la position courte
Les critères poussant un investisseur à prendre une position courte sur le marché au comptant sont identiques sur les marchés d’options.
Ceux-ci donnent le droit (et non l’obligation) d’acheter ou de vendre un actif sous-jacent à un prix (prix d’exercice) et à une date (échéance) déterminés d’avance. La valeur de l’option est corrélée à celle du sous-jacent : actions, devises, etc.
Une position courte, vendeuse d’option, est gagnante si :
- l’anticipation de baisse du cours de l’action d’ici l’échéance de l’option se concrétise ;
- si, à cette échéance, le cours de l’option se situe sous le prix d’exercice. L’effet de levier est alors important.
L’option vendeuse est perdante si le cours du sous-jacent progresse et dépasse le prix d’exercice à l’échéance. En ce cas, la perte de l’investisseur correspond au montant de la prime versée au départ (pour acquérir l’option).