Selon l’INSEE, l’épargne correspond à la part du revenu disponible des ménages non utilisée en dépense de consommation finale.
L’épargne des ménages est la principale source intérieure de financement des dépenses en capital, le pilier de la croissance économique à long terme. L’épargne des ménages est exprimée en pourcentage de leur revenu disponible (ensemble des revenus nets d’impôts).
Selon les chiffres 2021 de la Banque de France, le taux d’épargne financière des ménages augmente depuis plusieurs années, malgré une baisse au premier trimestre 2020, dans tous les grands pays européens. Il a atteint un taux de croissance de 6 % en 2021 pour la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.
Épargne des ménages : une singularité française
Peur de l’avenir, crainte du chômage, incertitude sur le financement des retraites : les Français ont longtemps été le peuple européen épargnant le plus, mais les Allemands les dépassent : en 2021, le taux d’épargne des ménages allemands se situait à 22,87 % contre 18,28 % pour celui des Français. Les Italiens arrivent en 3e position (14,88 %).
L’épargne des ménages est le premier gisement intérieur de financement des dépenses en capital. C’est donc le moteur essentiel de la croissance économique à long terme.
L’épargne a deux volets : un volet « réel » et un volet financier. La partie réelle correspond à la constitution d’un patrimoine immobilier. La composante financière à l’ensemble des actifs (bourse, assurance vie, etc.) détenue par les ménages, une fois les crédits en cours déduits.
L’épargne d’un agent économique peut être négative (désépargne), si le montant de ce qu’il doit dépasse celui de ce qu’il possède : actifs, financiers ou réels, etc. La désépargne correspond donc à une diminution en valeur absolue de l’encours des placements financiers des ménages, par exemple en période de crise.
Trois types d’épargne
Les économistes distinguent plusieurs types d’épargne : l’épargne immobilière, l’épargne liquide et l’épargne financière de moyen et de long terme.
Épargne immobilière
D’après la cinquième édition internationale de la « Global Investment Survey » (un comparatif entre 17 pays) réalisée par Legg Mason, les Français sont allergiques au risque et donnent une priorité absolue à la pierre. Ils y consacrent 26 % de leur épargne. C’est le plus haut niveau mondial, loin devant la moyenne globale mondiale (13 %) européenne (15 %) et asiatique (9 %).
Épargne « liquide » de court terme
Elle permet de récupérer son épargne à tout moment. Ces ressources sont notamment investies sur les livrets d’épargne réglementés (Livret A, comptes d’épargne, PEL, etc.).
Les liquidités sont aussi stockées sur les comptes courants. Ainsi, les dépôts bancaires, bien que stériles d’un point de vue financier, absorbent 33 % du patrimoine financier des ménages, juste devant les titres de capital (27 %).
Épargne financière à moyen et long terme
Destinée à faire fructifier un capital de façon à obtenir un rendement financier et/ou une plus-value, cette épargne remonte progressivement après la grande fuite de capitaux qu’a provoquée la crise de 2008. Elle atteint dorénavant 6 000 milliards d’euros, ce qui place les Français devant les Japonais.