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Titrisation synthétique

Mis à jour le 01/03/2019

Temps de lecture estimé à 3 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Collègues de travail en groupe équipe business, finance
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Épargne

Sommaire.

  1. Titrisations classique et synthétique
  2. Fonctionnement de la titrisation synthétique

La titrisation synthétique est une opération financière n’impliquant aucun transfert légal de titre, mais uniquement la vente du risque de crédit lié à ces actifs par le biais de dérivés de crédit tels que des contrats d’échange sur risque de crédit (CLO).

Il n’y a donc pas de vente d’actifs, mais un transfert des risques liés à un ou à plusieurs investisseurs.

Contrairement à ce qui se passe avec une titrisation « conventionnelle », les actifs sous-jacents restent inscrits au bilan de l’initiateur.

Titrisations classique et synthétique

La titrisation classique est une technique financière permettant de sortir des actifs du bilan pour les céder à un véhicule ad hoc (SPV ou Special purpose vehicle) qui se finance ensuite auprès d’investisseurs en émettant des titres sur le marché.

Pour la banque initiatrice, même si cette technique est réputée coûteuse et assez lourde à mettre en place, le principal avantage est de « déconsolider » des risques de son bilan et de diminuer le quota de fonds propres placés en face.

En pratique, on distingue 2 grandes formes de titrisation : la titrisation classique et la titrisation synthétique.

Titrisation classique

La titrisation classique implique le transfert légal des actifs à l’émetteur des titres (SPV) : les actifs sous-jacents sont sortis, puis en quelque sorte gommés du bilan de la banque initiatrice.

Titrisation synthétique

La titrisation synthétique entraîne le transfert de risque à un ou à plusieurs investisseurs sans cession d’actifs.

Il n’y a pas de transfert légal de titres, seulement la cession du risque de crédit lié aux actifs titrisés. Le transfert de risque s’opère à travers des dérivés de crédit comme les CLO (Collateralized loan obligation).

Au final, les actifs sous-jacents restent logés dans le bilan de l’initiateur.

Fonctionnement de la titrisation synthétique

Contrairement à la titrisation « classique », la titrisation synthétique concerne les opérations bancaires faisant appel à des dérivés de crédit pour transférer le risque de crédit du panier d’actifs à des investisseurs tels que des assureurs ou des banquiers.

Bon à savoir

Rappel : les dérivés de crédit sont des placements permettant aux banques de gérer le risque de contrepartie (possible défaillance des emprunteurs) lié à un portefeuille de prêts. Grâce aux dérivés de crédits, elles vendent ce risque de contrepartie à des investisseurs qui sont prêts à l’assumer moyennant une rémunération proportionnelle à la qualité des risques transférés.

Lors d’une opération de titrisation synthétique :

  • la banque contracte un dérivé de crédit auprès d’un SPV qui émet des parts auprès d’investisseurs ;
  • le SPV débite généralement la dette en plusieurs tranches qui vont de la dette senior (la plus sûre, mais la moins bien rémunérée) à la dette junior (moins sûre, mais plus rémunératrice).

Dans tous les cas, les investisseurs ne sont donc exposés aux risques inhérents aux actifs que de manière artificielle (synthétique) puisqu’ils ne les possèdent pas légalement.

Existent aussi des parts résiduelles destinées à absorber les premiers défauts. Cette tranche est la plus risquée, c’est aussi la mieux rémunérée en raison de l’exposition acceptée par les investisseurs. Dans certains cas, cette dernière tranche est conservée par la banque à l’origine de l’opération.

Bon à savoir

Dans certains cas, des actifs ayant fait l’objet d’une première titrisation synthétique peuvent être « retitrisés », notamment à l’aide de CLO.

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