Croissance économique

Sommaire

La croissance économique correspond à l’accroissement continu de la quantité des biens et des services produits annuellement dans un pays ou dans une aire géographique.

C’est la richesse créée par les activités de production sur une longue période. Nos explications.

Définition de la croissance économique

La croissance économique se traduit par l’augmentation durable de l'activité économique d'un pays, constatée à travers l'évolution des prix, de la production et des revenus.

Dans la plupart des statistiques internationales, la croissance économique est évaluée par le Produit Intérieur Brut (PIB). Cette richesse est égale à la valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur d'un pays.

Bon à savoir : le Produit National Brut (PNB) est un autre indicateur de la croissance économique. Il quantifie la production de biens et services marchands créés par un pays sur le sol national ou à l'étranger durant une période donnée.

Contrairement à l’expansion, parfois fugace, la croissance économique est un phénomène durable.

On l’évalue à travers le taux de variation brute de la production, c’est-à-dire incluant les amortissements. Elle est calculée hors inflation, le PIB étant corrigé de l'augmentation des prix afin d’obtenir une croissance en volume d’une année sur l’autre.

Calcul du taux de croissance économique

Le taux de croissance du PIB est calculé à partir de la formule suivante :

[PIB (n) – PIB (n-1)]÷PIB (n-1) = croissance économique annuelle

À travers le PIB, la croissance économique est quantifiée en additionnant les valeurs ajoutées des différentes branches. Selon l’INSEE, la valeur ajoutée est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire. C’est donc le solde positif du compte de production.

À noter : chaque branche d’activité (agriculture, construction, service marchand, etc.) produit une valeur ajoutée.

Exemple : en France elle représentait 1 950 milliards d’euros en 2015 contre 1 918 milliards en 2014.

Il faut ensuite ajouter, au total des valeurs ajoutées, la TVA et les droits de douane de façon à mesurer le PIB aux prix du marché. Ce PIB au prix de marché est constitué par un produit marchand et un produit non marchand.

Rappel : le produit marchand totalise les biens et les services marchands destinés à être vendus sur le marché à un prix suffisant pour couvrir leur coût de production. Il est donc obtenu en se référant aux prix. Les produits non marchands (éducation, santé, action sociale, etc.) sont des services fournis gratuitement (généralement par l’État) ou à des prix non significatifs.

Normes de calcul de la croissance économique

Les normes de calcul du PIB sont en conformité avec des normes établies par l'Union européenne via Eurostat (l'agence de statistiques européenne).

En France, c’est l’INSEE qui calcule le taux de croissance économique à travers des sources administratives (fisc, URSSAF, douanes, etc.) et des enquêtes spécifiques sur la production, la consommation des ménages, etc.

On estime que l’estimation du taux de croissance économique est précise à + ou - 0,2 %.

Exemple : si la croissance est estimée à 1 %, la croissance réelle (constatée) pourra s’inscrire dans une fourchette comprise entre 0,8/1,2 %.

Bon à savoir : les estimations de croissance sont révisées périodiquement. Ainsi, en juin 2016, l’INSEE a révisé ses prévisions de croissance économique française en les portant à + 1,6 % pour l’ensemble de l’année après + 1,2 % en 2015.

Calcul de croissance économique et critiques

Le calcul de la croissance économique fait l’objet de critiques récurrentes, certains économistes estimant que les agrégats utilisés pour l’évaluer sont trop restrictifs.

Ainsi, le secteur informel couvrant les activités économiques non officielles (travail au noir, travail non déclaré, prostitution, trafic de drogue) échappe aux statistiques.

À noter : les nouvelles normes comptables européennes préconisent de prendre en compte ce secteur « informel » dans le calcul du PIB. Contrairement à plusieurs pays de l’UE (Italie, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, etc.), la France refuse de les intégrer.

De même, le bénévolat et le travail domestique ne sont pas intégrés dans le PIB tout comme les externalités négatives (tempêtes, pollutions, etc.) bien qu’elles affectent le bien-être des agents économiques et obèrent parfois de la création de richesse.

Bon à savoir : la hausse du PIB ne rime pas toujours avec l’amélioration du niveau de vie des habitants d’un pays : par exemple, si la croissance démographique est plus rapide que celle de la croissance, le PIB/habitant reculera.  

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